Hier soir, pendant que papa donnait le bain au plus vieux et que je venais tout juste de coucher notre plus jeune, je me suis retrouvée dans le bureau à télécharger des photos sur mon ordi et j’ai fait un bref arrêt sur facebook (évidemment)
. Je me fais accroire que j’y vais pour le travail, et je l’utilise souvent comme excuse… “Tsé j’ai des clients sur facebook, et je dois répondre à leur demandes”, ça c’est ma réponse usuelle. Mais aller voir 4 pis 5 fois par jour si y’a du nouveau?! C’est pathétique un peu je sais. Complètement dépendante la fille, et ça me tire pas mal de jus, tu peux imaginer. Mais bon, hier soir une fois sur facebook, je suis tombée là-dessus via ma soeur, et ça m’a fait réfléchir (évidemment). C’est souvent ce qui m’arrive quand j’ai une envie soudaine de tirer la “plug” sur mon compte FB, j’y trouve quelque chose de beau qui vient me chercher dans les tripes et j’attends un peu avant de faire “delete” sur mon profil.
Hier j’ai lu ce texte, beau et triste à la fois. Un texte qui m’a rentré dedans. Et qui parle, de la mort, des amis qu’on aime à distance et qu’on néglige. Du temps qu’on perd. Et de bien d’autres choses. Puis j’ai eu envie d’écrire ce “post” et d’y mettre quelques photos de mon essentiel, et de prendre le temps de dire à mes amies “Je vous aime”.
Je dois bien avoir à peu près 600 amis sur facebook, et tu sais quoi, je n’ai jamais eu l’impression d’en avoir aussi peu. Les quelques filles du secondaire, que j’aime et avec qui j’ai du fun à chaque fois, on ne se voit presque plus. On a beau avoir des enfants qui ont tous le même âge, nos soupers et nos légendaires soirées se font plutôt rares. C’est probablement en grande partie de ma faute. Je n’appelle pas. Rarement je prends le téléphone pour appeler une amie, “d’un coup que je dérange”. J’vais envoyer un courriel à place, je vais faire ça ce soir, pis finalement le soir arrive et toujours rien. J’étais brûlée et le courriel n’est jamais parti.
C’est pareil avec les enfants, on remet souvent à demain avec eux aussi. On a du mal à être dans le moment présent, dans leur univers plein de bonheur et de personnages plus grands que nature. Juste parce que la tête est au bureau ou les yeux sur le téléphone. On est partout sur le web, dans tous les médias sociaux, mais on est une génération d’absents. On ne se voit plus. On ne se parle que via des mots écrits sur un “wall”. C’est triste. Et on a besoin de la maladie ou la mort pour se rendre compte que la vie est encore là, partout dans notre carnet d’adresse.
Aujourd’hui, je te mets au défi. De dire Je t’aime. D’appeler tes vieux amis qui te manquent et que tu avais dis que tu appellerais. De prendre ton café sans regarder tes textos, facebook ou twitter. De prendre le temps pour ce qui compte vraiment.
Passe une belle journée!








Je t’aime mon amie. Tu me téléphones quand?
En plus, je reste à Rawdon maintenant, c’est à une demi-heure de Laval!
Je suis tannée aussi de cette foutue solitude facebookoise! AGISSONS!
( merci quand même Facebook car sans toi, je n’aurais pas vu ce message!)
On peut se voir quand tu veux. Je suis encore en congé avec Le plus jeune durant la semaine. Je t’appelle en fin de semaine!